Saturday, June 22, 2013

Helping hands / Précieux coups de main


Our lives on our permaculture smallholding here in Brittany would not be possible, economically or physically, without the help of volunteers. Some come to stay for just a week (our standard invite) some volunteers have become friends and come back for more and we have friends and even holidaymakers in our gite who’ve become volunteers, we’re grateful to all of them.
Notre vie dans la petite « ferme » de permaculture, ici en Bretagne, ne serait pas possible, ni économiquement ni physiquement, sans l'aide de bénévoles. Certains arrivent pour une semaine (notre accueil standard), d'autres sont devenus des amis et reviennent de temps en temps nous aider. Nous avons même des amis et des vacanciers logeant dans notre gîte qui sont devenus bénévoles. Nous leur en sommes tous  reconnaissants.

Willing pairs of hands are always welcome and some volunteers also bring other skills to the party. Four such talented people recently helped us to replace the rotting doors on our barn-renovation-into-a-new-gîte project. We have one pair of big sliding doors and a pair that open on hinges. The latter had rotted at the bottom, with holes big enough for cats to enter; the former had been stitched and patched many times before and seemed only to be held together by hope.
Les offres de coups de main sont toujours les bienvenues et certains bénévoles apportent aussi de nouvelles compétences. Quatre de ces personnes talentueuses nous ont récemment aidé à remplacer les portes fatiguées d’une grange que nous rénovons pour en faire un deuxième gîte. Nous avions ainsi une paire de grandes portes coulissantes et une autre paire sur charnières. Elles étaient pourries à la base, avec des trous assez grands pour que les chats puissent entrer ! Les premières ont été « rapiécées » à plusieurs reprises et semblaient tenir seulement par miracle.


Andrew, who, with his wife Sue, volunteered a few winters ago, keeps coming back for more. A trained architect and a dab hand with CAD, after taking a few measurements, Andrew sat down one evening with his computer and produced a set of drawings of a pair of sliding barn doors. 
Andrew et son épouse Sue sont venus chez nous il y a quelques hivers en tant que bénévoles. Depuis, ils reviennent régulièrement. Architecte de formation et doué avec les logiciels de dessins, Andrew a pris quelques mesures. Et puis un soir, assis devant son ordinateur, il a  dessiné des portes coulissantes de notre grange.

Paul and Madeleine are friends from Brighton and, when they came to visit, took pity on us with the amount of projects and other tasks we have to do on our permaculture smallholding. They proposed coming out for a couple of weeks in early spring with their son Max, simply asking that we have a list of jobs ready for them. Paul and Max are both experienced carpenter/joiners, so I emailed them Andrew’s drawings. 
Paul et Madeleine, des amis de Brighton (notre ancienne ville en Angleterre), sont venus nous visiter et ont pris pitié de nous devant la quantité de projets et de tâches que nous devons gérer dans notre petite « ferme ». Ils ont proposé de venir pendant deux semaines au début du printemps avec leur fils Max, demandant simplement que nous leur fournissions une liste de travaux ! Paul et Max sont tous les deux des charpentiers/menuisiers experts. Je leur ai donc envoyé les dessins d'Andrew.

A few weeks later, they arrived in a rather battle-weary Transit van, with a pile of planed up timber. Ledged and braced, morticed and tenoned, glued and screwed, these doors are made to last. They were then covered with primer, undercoat and gloss by Madeleine (an artist, so overqualified for this sort of painting). Hanging them was a challenge, especially as we came, only then, to realise that the metal bars set into the walls and oak lintel weren’t level with each other or horizontal. It was entertaining trying to hold these heavy doors in place while trying to trim them to hang millimetre-perfect.

They’re up now, rolling on their runners and with door furniture on they look fantastic, so a big thank you to our highly-qualified and generous volunteering friends for all their help, we couldn’t have done such a professional job without you!
Quelques semaines plus tard, ils sont arrivés dans un vieux fourgon Ford Transit, avec un tas de bois déjà taillé sur mesure. Rainures, languettes, mortaises, tenons, colle, vis, c'est certain, ces portes sont faites pour durer. Madeleine les a ensuite peintes, avec une couche de primaire, une sous-couche puis une couche de finition, mais elle est artiste, donc surqualifiée pour ce genre de travaux.
Mettre en place ces portes sur leur support a était un vrai défi, d'autant plus que ni les rails métalliques dans les murs, ni le linteau en chêne n'étaient de niveau ! C'était « amusant » de tenir ces lourdes portes en place, tout en essayant de les régler pour un accrochage au millimètre.
Maintenant bien en place, roulant sur leurs rails et, avec de jolies poignées, elles sont fantastiques. Un grand merci à nos amis bénévoles hautement qualifiés et généreux pour leur aide. Nous n'aurions pas pu faire un tel travail professionnel sans vous !

l-r / g-d : Max, Stuart, Gabrielle, Paul and/et Madeleine

Friday, June 07, 2013

Le blogging : permaculture en français

I’ve been blogging about our lives here in Brittany since 2006 but, despite honourable intentions, only occasionally posted in French. Permaculture en Bretagne existed for a short while as a standalone but I never kept up and now it just diverts here.
Depuis 2006, j'écrit dans un blog sur le sujet de notre vie en Bretagne et sur la permaculture. Mais, malgré mes intentions honorables, ce n'est qu'occasionnellement que je publie en français. « Permaculture en Bretagne » a existé pendant une courte période en tant qu'entité indépendante, mais faute de mise à jour régulière, c'est désormais un simple lien redirigé ici.

I recently got a phone call from Jean-Luc, editor of the French permaculture magazine, Passerelle Éco who had penetrated the linguistic barrier to our Anglophone blog and wanted me to write something about our recently planned and planted forest garden windbreak. There would be a link at the end of my article to my blog, so I think it is high time that I started blogging bilingually.
J'ai récemment reçu un appel téléphonique de Jean-Luc, rédacteur en chef du revue de permaculture, Passerelle Éco qui avait pénétré la barrière linguistique pour notre blog anglophone et voulait que j'écrive quelque chose au sujet de notre brise-vent de jardin forêt, récemment planté. Il y aura un lien pour mon blog à la fin de l’article. C'est donc le bon moment pour que je commence à bloguer bilingue.

In theory, learning French shouldn’t be too difficult for an English person as, thanks to the Norman Invasion back in 1066, half of English is in fact, French. Take the word “pronunciation”, for example. The French spell is with an “o” (prononciation) and pronounce/prononce it differently (différemment) but it’s essentially the same word. In fact, Georges Clemenceau, French prime minister 1906 -09, observed that, “L’anglais, ce n’est jamais que du français mal prononcé.” (English is nothing but French badly pronounced).
En théorie, l'apprentissage du français ne devrait pas être trop difficile pour un anglais : grâce à l'invasion normande en 1066, la moitié de l'anglais est, en fait, français. Prenez le mot «prononciation», par exemple. Les anglais l’écrivent avec un "u" (pronunciation) et le prononce/pronounce différemment (differently), mais c'est le même mot. C’est ainsi que Georges Clemenceau, premier ministre français (1906 -09) a remarqué que « l’anglais, ce n’est jamais que du français mal prononcé. » 

In theory, I said! In fact, the path trodden by Gabrielle and me in our efforts to learn French is strewn with hilarious, embarrassing and sometimes downright rude gaffes. Pitfalls and pratfalls await the eager language student who slightly mispronounces something—such as the subtle difference between dessus (above) and dessous (below)—or, in this Spanish example, misses out a couple of those strange accents the continentals love so much: 

With the accents: Mi papá tienne 47 años = my father is 47 years old

… and without: Mi papa tienne 47 anos = my potato has 47 arseholes

Notwithstanding these linguistic bear-traps that await me, I promise, from now on, to post blogs in both English and French. 
En théorie, j’ai dit ! En fait, le chemin parcouru par Gabrielle et moi, dans nos efforts pour apprendre le français est parsemé de gaffes amusantes, embarrassantes et parfois franchement impolies. Des pièges attendent l'étudiant en langue qui prononce un peu mal quelque chose. Notez la différence subtile entre « dessus » et « dessous ». Ou encore, dans cet exemple espagnol, où les accents étranges dont les continentaux raffolent, sont d'une importance capitale ... 

Avec accents : Mi papá tienne 47 años = mon père a 47 ans
... Et sans : Mi papa tienne 47 anos = ma pomme de terre a 47 trous du cul !

Malgré les pièges linguistiques qui m'attendent, je vous promets, à partir de maintenant, de publier mes blogs aussi en français.